REBONDISEMENT

REBONDISEMENT
Deux suspects ont été délibérément laissés dans la nature. C'est la conclusion que tirent les avocats d'Yvan Colonna du témoignage de Didier Vinolas, l'ancien secrétaire général du préfet de Corse. Voilà qui semble valider l'hypothèse de la défense: les éléments à décharge ont été systématiquement écartés, faisant du berger corse le seul coupable possible. Une fois l'émotion retombée, cependant, plusieurs points sèment le trouble sur cette annonce surprise.
Didier Vinolas dit avoir connaissance de l'existence de ces deux hommes depuis 2001. Il en aurait informé le procureur de la République de Paris, Yves Bot, en 2002, et le patron du Raid, Christian Lambert, en 2004. En 2008, il affirme en avoir parlé au fils du préfet Erignac, puis avoir adressé un courrier au président de la cour Didier Wacogne. Aujourd'hui, Didier Vinolas explique ne plus pouvoir se taire, par peur du «risque de laisser condamner un innocent».


«Aucune conséquence sur la culpabilité d'Yvan Colonna»

Il n'explique pas, en revanche, ce qui l'a empêché de parler en 2007, à l'occasion de sa déposition au premier procès. «Il y a un moment où il n'a pas dit toute la vérité», estimait ce lundi sur RTL Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur au moment des faits. Pour lui, ces déclarations ne font de toute façon état que «de rumeurs» qui n'apportent «rien du tout» au dossier.

Au rang des interrogations, la proximité de Didier Vinolas avec Jean-Hugues Colonna, père d'Yvan, avec qui il a travaillé au ministère de l'Intérieur, peut également troubler. De même que sa toute récente volonté de prendre un poste à la mairie du 18e à Paris pour y rejoindre Daniel Vaillant, rencontré en 2002 alors qu'il était ministre (PS) de l'Intérieur. Un proche des deux hommes espérait ce lundi dans «Le Parisien» que les déclarations de Didier Vinolas, «quasi concomitantes avec son arrivée ici, ne seront pas assimilées à un coup politique».

Au-delà de la personnalité du témoin, l'un des avocats des parties civiles estime que sa déclaration «n'a aucune conséquence sur la culpabilité d'Yvan Colonna, aucune». Benoît Chabert a d'ailleurs déclaré au sujet de ce témoignage-surprise: «Aux juges de la Cour d'assises, je ne peux que leur dire, et je leur dirai, que cela ne change pas la lecture que j'ai du dossier.» La défense d'Yvan Colonna, pourtant, ne lâchera pas prise aussi facilement. Ses avocats ont d'ores et déjà déposé une demande de supplément d'information.

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# Posted on Monday, 16 February 2009 at 1:29 PM

Yvan Colonna accuse ses juges d'être "en service commandé"

Yvan Colonna a accusé lundi matin les magistrats de la Cour d'assises spéciale de Paris "d'être là en service commandé pour le faire condamner au nom de la raison d'Etat". Jugé en appel pour l'assassinat du préfet Claude Erignac le 6 février 1998, il a dit bénéficier "d'un procès sous influence", alors qu'il a toujours clamé son innocence.
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# Posted on Monday, 16 February 2009 at 1:24 PM

Le jour J est arrivé !

Le jour J est arrivé !
C'est aujourd'hui Lundi 9 février 2009 que le 2iéme procés d'yvan commence...

Le procès d' Yvan Colonna , qui a toujours clamé son innocence dans l'assassinat du préfet Érignac, tué par un commando nationaliste en 1998, s'est ouvert lundi matin devant la cour d'assises spéciale d'appel de Paris, quinze mois après un premier procès conclu par une condamnation à la prison à vie. Le berger de Cargèse, 48 ans, cheveux courts, veste de survêtement rouge, a fait son entrée dans le box peu après 10 h 30, saluant d'un geste de la main ses proches massés dans les rangs du public. Pendant cinq semaines, le lourd dossier de ce crime politique va être de nouveau examiné devant une cour spécialement composée pour les affaires de terrorisme - avec neuf magistrats professionnels, deux de plus qu'en première instance. Le verdict est attendu le 13 mars.
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# Posted on Monday, 09 February 2009 at 6:35 AM

Edited on Monday, 16 February 2009 at 1:25 PM

La perpétuité pour Yvan Colonna mais sans peine de sûreté

Les sept juges de la cour d'assises spéciale de Paris ont condamné jeudi à la réclusion criminelle à perpétuité Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Claude Erignac, mais ils ont refusé de suivre l'accusation qui réclamait aussi une période de sûreté maximale de 22 ans.

"Aux 36 questions sur la culpabilité, il a été répondu oui à la majorité", a annoncé le président Dominique Coujard après cinq heures de délibérations, la défense annonçant immédiatement son intention de faire appel.

En sweat-shirt noir, le berger de 47 ans, qui a toujours clamé son innocence, attendait le verdict bras croisés. Il s'est alors dressé, brandissant le poing, puis, une fois menotté, il a levé ses mains jointes en direction de sa famille, massée au premier rang de l'audience.

"Un'pienghjite micca" ("ne pleurez pas" en langue corse), a-t-il lancé à son père Jean-Hugues et sa soeur Christine, effondrés, tandis que sa compagne Pierrette ne laissait rien paraître.

De la salle d'audience, c'est elle qui appellera sur son téléphone portable le fils qu'elle a eu avec l'accusé, Jean-Baptiste (17 ans), pour lui annoncer le verdict. C'est elle aussi qui rassemblera le clan pour quitter le tribunal.

Massés dans la salle, des sympathisants nationalistes ont crié plusieurs fois "liberta", ou "Staline, Sarkozy merde".

La veuve du préfet, Dominique Erignac est venue "sans esprit de vengeance, sans haine. Elle estime que la justice est passée à la hauteur de ce qu'était pour elle la perte de son mari", a dit son avocat, Me Philippe Lemaire.

L'un des défenseurs du berger de Cargèse, Me Antoine Sollacaro, a crié à "l'erreur judiciaire". "C'est un verdict qui est prononcé dans un dossier absolument vide de preuve... Pour nous, le combat ne fait que commencer, nous allons faire appel dans les plus brefs délais", a-t-il dit.

Les magistrats ont reconnu coupable Yvan Colonna d'avoir participé en septembre 1997 à l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud), durant laquelle deux gendarmes avaient été pris en otage, et d'avoir été membre du commando des "sans nom" qui ont assassiné M. Erignac le 6 février 1998 à Ajaccio.

Quatre de ses six complices déjà sous les verrous, avaient assuré que c'était lui qui avait tiré les trois balles dans la nuque du plus haut représentant de l'Etat sur l'île.

Mais la cour, qui ne motive jamais ses décisions, a condamné Colonna à la même perpétuité "simple" que les deux autres membres du commando, Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, qui avaient reconnu leur présence sur les lieux.

"Je constate que cette action collective est interprétée comme collective et sanctionnée comme cela par la cour d'assises", a estimé l'avocat des parties civiles Me Benoît Chabert.

Colonna pourra donc demander un aménagement de peine après 18 ans d'incarcération, car la perpétuité réelle n'existe plus en France, la détention maximale étant de 30 ans.

Si Yvan Colonna est jugé séparément, quatre ans après les six autres conjurés, c'est qu'il s'était enfui dans le maquis en mai 1999, alors que la police s'apprêtait à l'arrêter, début d'une cavale de plus de quatre ans.

L'accusation reposait principalement sur les dénonciations des membres du commando et de leurs femmes qui, de mai 1999 -date des premiers aveux- à l'automne 2000, avaient placé Colonna au coeur du complot, avant de se rétracter.

"Dans cette affaire, il y a beaucoup trop d'ombre, beaucoup trop d'incertitude et l'acquittement, on vous le demande au bénéfice du doute", avait plaidé Me Sollacaro. Les juges ne l'ont pas entendu.

"J'espère qu'il n'y aura pas de conséquences violentes en Corse", a lancé Edmond Simeoni, figure historique du nationalisme.
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# Posted on Friday, 14 December 2007 at 5:58 AM

STATU FRANCESU ASSASINU, YVAN COLONNA INNUCENTE !

Colonna condamné à perpétuité

Yvan Colonna, 47 ans, a été condamné par le jury professionnel de la cour d'assises spéciale de Paris à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat de Claude Erignac, préfet du département de la Corse-du-Sud, le 6 février 1998 à Ajaccio. La peine de sureté requise n'a pas été suivie par le juge. Yvan Colonna pourra être libéré dans 18 ans. La défense a annoncé qu'elle fera appel..



ET LA JUSTICE DANS CETTE AFFAIRE ?

# Posted on Thursday, 13 December 2007 at 3:35 PM